Une cage d’escalier enfumée bloque rapidement l’évacuation des occupants. De ce fait, elle complique l’intervention des pompiers. Le désenfumage cage d’escalier répond donc à des règles précises selon le bâtiment.

Le désenfumage naturel évacue les fumées par un exutoire d’1 m² en toiture. En outre, une amenée d’air frais complète ce tirage au niveau bas. Mais quand cette solution s’avère impossible, la surpression mécanique prend le relais. C’est pourquoi ce guide détaille les obligations légales et les normes NF applicables.
Quand le désenfumage d’une cage d’escalier est-il obligatoire ?
Réglementation ERP et code du travail
Le Code du travail impose ses propres règles pour les locaux professionnels, distinctes du règlement ERP. Les articles R4216-13 à R4216-16 fixent des seuils précis pour déclencher l’obligation de désenfumage.
Trois situations rendent le dispositif obligatoire :
- les locaux de plus de 300 m² en rez-de-chaussée ou à l’étage
- les locaux aveugles ou situés en sous-sol dépassant 100 m²
- tous les escaliers, sans exception de surface
L’arrêté du 5 août 1992 précise les modalités d’application pour ces lieux de travail. Pour le désenfumage mécanique, le débit d’extraction suit une règle simple : un mètre cube par seconde pour 100 m² traités.
Un cas particulier mérite d’être connu. Une lettre ministérielle du 7 mars 1997 recommande de s’aligner sur la réglementation ERP pour les escaliers desservant au plus deux niveaux de sous-sol, souvent dispensés de désenfumage sauf risque spécifique.
Réglementation en habitation collective et IGH
L’arrêté du 31 janvier 1986 classe les bâtiments d’habitation en quatre familles. Cette classification détermine le niveau d’exigence appliqué à chaque cage d’escalier. Le décret n°76-37 avait déjà posé les bases en rendant obligatoire le désenfumage des escaliers encloisonnés, dès 1976.

Trois familles concentrent l’essentiel des obligations :
- la 2e famille et la 3e famille A, avec un ouvrant d’1 m² en partie haute
- la 3e famille B, équipée d’un déclenchement électrique couplé à des détecteurs
- la 4e famille, qui impose un système mécanique complet
Pour les immeubles de grande hauteur, l’article GH 29 va plus loin. Chaque cage reçoit un exutoire d’1 m², commandé depuis le poste central de sécurité. L’ouverture reste réservée aux pompiers, car la cage doit rester fermée en permanence pour éviter toute ventilation parasite.
Désenfumage naturel ou mécanique : quel système choisir ?
Le balayage naturel par trappe et exutoire
Le balayage naturel repose sur un principe physique simple. L’air frais entre en partie basse, pousse les fumées vers le haut, puis l’exutoire les évacue vers l’extérieur.
Ce mécanisme ne demande aucune énergie motorisée. Car la chaleur des fumées crée elle-même le tirage nécessaire à leur évacuation.
La surface réellement utile dépend d’un coefficient d’efficacité :
- en toiture, ce coefficient atteint 0,6 à 0,7
- en façade, il descend autour de 0,5
Un exutoire d’1 m² géométrique n’offre donc jamais 1 m² utile. Par ailleurs, le réarmement du dispositif doit rester accessible depuis le niveau bas ou le dernier palier de la cage. Nous recommandons un contrôle annuel par un organisme agréé, condition indispensable pour garantir un fonctionnement fiable le jour d’un sinistre.
La surpression mécanique pour le désenfumage des cages d’escalier en IGH
La surpression fonctionne différemment du balayage naturel. Des ventilateurs soufflent de l’air dans la cage d’escalier pour créer une différence de pression. Cette pression empêche les fumées d’entrer, même porte ouverte vers un compartiment sinistré.

Les valeurs réglementaires restent précises :
- la surpression visée se situe entre 20 et 80 Pa
- la vitesse d’air traversant une porte ouverte atteint au moins 0,5 m/s
- le débit aux amenées d’air reste toujours inférieur à 5 m/s
Dans un IGH, la détection incendie déclenche automatiquement le soufflage dès qu’un compartiment s’enfume. Le système associe systématiquement la surpression de l’escalier au désenfumage du volume sinistré. Cette coordination garantit une voie d’évacuation praticable pour les occupants, car aucune fumée ne doit franchir la porte vers la cage protégée.
Désenfumage cage d’escalier code dutravail Algérie
En Algérie, le cadre légal repose sur l’ordonnance n° 76-4 du 20 février 1976 et le décret n° 76-37. Ce dernier rend obligatoire le désenfumage des escaliers encloisonnés, aussi bien dans les maisons d’habitation que dans les établissements classés.
Par ailleurs, la maintenance suit des règles strictes. La norme NF S 61-933 sert de référence pour les vérifications du désenfumage mécanique, en complément des exigences SSI selon la catégorie du bâtiment.
Chaque intervention génère des documents obligatoires :
- un compte-rendu d’inspection détaillé
- une attestation d’essai signée
- une mise à jour du registre de sécurité
De plus, le dispositif de commande manuelle doit rester accessible. Car la coordination entre détection automatique et commande manuelle conditionne l’efficacité du désenfumage lors d’un sinistre. Chez Ets zamoumdz, nous recommandons des tests réguliers des deux modes pour éviter toute défaillance le jour venu.
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Balayage naturel certifié : pose d’un exutoire de toiture 1 m² (marquage CE) couplé à une amenée d’air frais en partie basse, avec double commande (déclenchement automatique DAD/SSI + commande manuelle accessible au RDC).




