Combien de détecteurs faut-il dans ce local, et à quel entraxe les poser ? Ce calculateur applique la méthode de dimensionnement du référentiel APSAD R7, dans son édition de juin 2021 : détermination du facteur de risque K, calcul de la surface nominale surveillée par détecteur, puis maillage respectant simultanément cette surface et la distance horizontale maximale. Le résultat est accompagné d’un plan d’implantation coté.
Les coefficients de ce calculateur n'ont pas encore été validés par un technicien. Les résultats sont fournis à titre de démonstration.
Référentiel APSAD R7 édition juin 2021
Ce que le calcul prend en compte
La surface nominale surveillée par un détecteur s’écrit An = K × A.max. A.max dépend du type de détecteur, de la superficie du local, de sa hauteur et de l’inclinaison du plafond. Le facteur de risque K, lui, dépend de ce qui se passe dans le local : un bureau et un dépôt de matières explosives ne se surveillent pas au même maillage, alors que leurs dimensions peuvent être identiques.
C’est la particularité de l’approche APSAD : le facteur K se lit dans l’un des deux fascicules du référentiel. Le premier répertorie les locaux dont le risque ne dépend pas de l’activité — bureaux, chaufferies, archives, locaux techniques. Le second classe les activités industrielles, avec une distinction entre les zones de fabrication et les zones de stockage d’une même activité. Lorsque plusieurs activités cohabitent dans un même volume, c’est le coefficient le plus faible qui s’impose, donc le maillage le plus dense.
Les deux conditions à respecter ensemble
Un dimensionnement correct ne se résume pas à diviser la superficie par la surface surveillée. La distance horizontale entre n’importe quel point du plafond et le détecteur le plus proche est également plafonnée, et le facteur K ne s’applique pas à cette distance. Sur les locaux allongés ou les grandes hauteurs, c’est souvent ce second critère qui commande, et le calculateur signale lequel des deux a fixé le résultat.
Le plan d’implantation
Le calculateur ne se contente pas d’annoncer un nombre : il trace la vue en plan du local, place les points sur une grille régulière, cote les entraxes et figure la portée horizontale autour d’un détecteur. C’est ce tracé qui permet de voir immédiatement si le maillage tient dans la géométrie réelle, en particulier sur les locaux très allongés où le critère de distance devient plus contraignant que celui de surface.
La détection par aspiration
L’édition de juin 2021 a revu le classement des détecteurs par aspiration : les classes A et B sont regroupées, et une classe C a été créée dont les surfaces surveillées rejoignent celles des détecteurs ponctuels. Le calculateur distingue les deux cas, car l’écart de maillage est important. Le facteur de risque K s’applique bien aux orifices de prélèvement.
Côté mise en œuvre, deux points sont à retenir : le réseau de tubulures doit être fixé tous les 1,5 m, et une tubulure ne peut pas traverser un mur coupe-feu. Ces contraintes sont rappelées automatiquement dès qu’une solution par aspiration est retenue.
Ventilation et mouvement d’air
Un local fortement ventilé ne se traite pas comme un local calme : le brassage dilue les fumées et retarde leur montée vers le plafond. Le taux de renouvellement se calcule en rapportant le débit de la centrale de traitement d’air au volume du local. Attention au contresens fréquent : c’est le volume d’air repris qui compte, pas le seul apport d’air neuf. Renseignez le débit dans le bloc optionnel du formulaire et l’outil signale si le seuil est franchi.
Totale, partielle ou locale
L’étendue de la surveillance conditionne le périmètre à dimensionner. En surveillance totale, les combles, les faux plafonds et les vides techniques accessibles entrent dans le calcul : leur oubli est l’un des écarts les plus fréquemment relevés en vérification. L’édition 2021 a d’ailleurs ajouté une entrée dédiée aux faux plafonds, faux planchers et plénums, sans y attacher de coefficient fixe : c’est l’analyse de risque qui le détermine, et le calculateur le signale plutôt que d’imposer une valeur.
Locaux de plus de 7 mètres
Au-delà de 7 m de hauteur, deux points méritent attention. Les détecteurs multicapteurs, qui associent un capteur de fumée et un capteur de température, ne sont plus adaptés. Et la validation du niveau de performance par foyer type peut ne solliciter qu’une seule zone de détection automatique : lorsque plusieurs locaux sont strictement identiques en configuration, topologie et typologie, la validation de l’un vaut pour les autres, ce qui allège sensiblement la réception.
Portée et limites
Ce calculateur fournit un pré-dimensionnement destiné à cadrer un projet, chiffrer une consultation ou vérifier un ordre de grandeur. Il ne remplace pas l’étude complète : les poutres et retombées de plafond, le découpage en zones de détection, le dimensionnement des circuits, le choix des équipements de contrôle et les catégories de câbles relèvent d’une note de calcul établie par un bureau d’études. Rappelons aussi qu’un mémoire technique et une analyse de risques doivent être établis dès l’offre de prix. Écrivez-nous pour faire vérifier une installation existante ou faire établir un dossier technique.